L'objectif

Le Dictionnaire encyclopédique du théâtre à travers le monde se donne pour objectif de fournir une information aussi significative que possible (historique et esthétique) sur les praticiens du théâtre : auteurs, acteurs, metteurs en scène, décorateurs, scénographes, architectes ; sur les théoriciens également : critiques, esthéticiens, philosophes.

Le Dictionnaire s’ouvre aussi sur des domaines plus larges : architecture, scénographie, costume, techniques scéniques, législation, institutions, aires culturelles, genres et formes, concepts d’esthétique, vocabulaire et langage dramatiques, à l’exclusion des oeuvres et de personnages qui ne sont pas envisagés pour eux-mêmes et ne donnent pas lieu à des entrées.

Monographique pour la plupart de ses articles consacrés à des personnalités ou à des items bien définis, le Dictionnaire est encyclopédique par des articles transversaux qui examinent dans leur développement historico-esthétique des notions complexes telles que l’architecture, la scénographie ou les rapports du théâtre avec tel art ou tel concept (le temps, le corps...).

Le Dictionnaire tente une synthèse en rassemblant dans une perspective aussi spécifiquement dramaturgique que possible, depuis les origines et à travers l’espace mondial, un faisceau de connaissances éparses dont certaines, notamment pour tout ce qui touche aux techniques scéniques et à la législation, restent difficilement accessibles au grand public. D’autant que bien des sujets abordés dans ce dictionnaire, en esthétique, en scénographie, en législation ne l’avaient jamais été sous une forme aussi rapidement et, nous l’espérons, aussi facilement assimilable. Car la concentration des idées et la limitation du discours exigent de présenter un état des lieux clair, actuel, aussi précis et concret que possible.

Cette focalisation sur l’essentiel remet en perspective le théâtre français et plus généralement occidental dans un paysage culturel plus vaste où les autres pays d’Europe mais aussi les contrées lointaines d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et d’Océanie trouvent une place que les conceptions européocentristes d’un théâtre dialogué leur avaient refusée. On s’aperçoit aussi que les circulations créatrices et les réseaux d’influence ne passent pas tous par Paris, tant s’en faut, mais aussi par Londres, Berlin ou Moscou.